Atout coeur…

Du temps de La Fontaine, il y a quelques siècles, les affaires de cœur posaient bien des problèmes. Aussi, j’ai décidé d’ouvrir mon cœur  pour vous narrer cette histoire.

Eloïse parla à l’homme de son cœur en ces termes :

     -- J’ai une nouvelle à t’annoncer. J’ai longtemps réfléchi  à ce discours que j’ai appris par cœur. Ces paroles viennent du fond de mon cœur et sont sincères. On t’a souvent appelé « cœur d’artichaut ». Tu as eu bon nombre de conquêtes et brisé bien des cœurs. J’avais le cœur gros en te voyant au cœur de l’action en collectionnant toutes ces femmes. Je savais que tu avais le cœur sur la main et que tu mettais du cœur à l’ouvrage pour cacher tes vrais sentiments à l’entourage.

Mon cœur tendre a succombé à ton charme et, depuis, mon cœur bat la chamade. Je suis songeuse et mes proches me taquinent en répétant cette phrase : « cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire ». Mon cœur n’est plus  à prendre…

Sache, mon ami, mon amant, que tous les matins je me lève avec des hauts le cœur. Et oui, j’attends un enfant de toi.

A ces mots, Thibault, le cœur battant, laissa parler son cœur enflammé :

     -- Nos cœurs battent à l’unisson, n’en doute pas ma douce. Mon cœur a flanché devant ta beauté et ce cœur, si volage, est ton prisonnier pour la vie. A l’instant, mon cœur bouffi d’orgueil ,devient un cœur de lion prêt à tous les conflits. Si nos familles, outrées ne flanchent pas devant notre bonheur, je me battrai pour que notre amour triomphe : « à cœur vaillant rien d’impossible » et je gagnerai  leur cœur et  cette bataille.

Sache, ma muse, mamie, ma maîtresse, mon cœur que rien jamais ne nous séparera. Et le fruit de notre amour dont tu me fais présent, remplit mon cœur de joie.



Ah ! que je t’aime mon lit…

Monsieur Atchoum et Mademoiselle goutte au nez ont rendez vous avec Monsieur rhume pour t’offrir un nez rouge de clown et des yeux brillants. Monsieur Pshit/pshit, Monsieur sirop et Monsieur grog se sont invités avec Monsieur mouchoir pour assister à la fête des éternuements et des raclements de gorge. Cette douce musique est orchestrée par Madame température. Quelle ambiance ! C’est la fiesta à tout rompre du matin au soir et du soir au matin.

Pour faire court, tu as la grippe. Un cadeau du Père Noël et du jour de l’an qui te cloue au lit. Tu es dans de beaux draps…



ma langue, elle a fourché !

Quand je dis : Qu’est-ce que tu incinères comme ça ? = Qu’est-ce que tu insinues… ?

De même que : patalon = pantalon, fichon = chiffon, petites d’encre = cartouches, la larme au nez = un nez qui goutte, fostocopie = photocopie, avoir les amours plates = les omoplates, vieux motard que j’aimais = mieux vaut tard que jamais…

Ah ! La langue française, son articulation et un soupçon d’humour et vous voilà parés pour la journée !!!



Premier rendez-vous.

Je vais recevoir les futurs beaux parents de mon fils. C’est un casse-tête. Que faire pour qu’ils apprécient ma réception ? Que préparer pour que ce soit agréable ? Comment me vêtir pour ne pas être cérémonieuse ? Et surtout, de quoi allons-nous parler ?

De l’avenir de nos enfants quand eux sont en couple depuis plus de 4 ans et sont parents de 2 amours de fillettes. Ils se sont exilées vers Lille et ont abandonné le sud pour des raisons professionnelles. Leur fille a suivi mon fils (pompier professionnel) avec leurs enfants. Il est à l’origine de cet éloignement que la belle famille vit mal.

Je suis dans mes petits souliers… Je veux dire dans mes petites pantoufles (lol) Je dois prendre les choses avec une zen attitude. Une handicapée qui va devoir faire le service, ce n’est pas donné tous les jours, même si celle-ci ne parle jamais de sa maladie…

J’ai la traquette, le trac, les boyaux en nœuds papillon, ou comme disent les anglais : j’ai des papillons dans l’estomac. Enfin, j’ai l’impression de retomber en enfance passant son examen de passage. Toute seule face un jury qui, je l’espère car nous nous connaissons déjà, saura apprécier mon accueil et mon hospitalité.

L’avenir me le dira… Je me souhaite bonne chance.



Madame Grande Feuille

Dans un grand pré, un arbre immense se prépare au printemps. Beaucoup de bourgeons grossissent, une seule feuille se berce dans la brise légère.

Jour après jour, des feuilles d’un vert tendre, sortent de leur prison. Elles s’étirent dans des exclamations de bien être. En chœur, elles chantent leur naissance et leur bonheur de se détendre. Elles avaient vécu recroquevillées et, maintenant, elles souffrent de courbatures et se déploient dans la liesse. Elles sont fripées et humides. Est-ce des larmes de joie ou de douleur ?… Ragaillardies par l’air doux et serein, elles se présentent tour à tour et se congratulent de leur beauté. Elles aperçoivent la grande feuille rabougrie et d’une couleur indéfinissable. Celle-ci les regarde éclater et s’épanouir, les yeux emplis de rosée. Elle est émue par le spectacle enchanteur offert par ses jeunes compagnes. Leur compagnon frémit sous les picotements de son écorce. Il régnera bientôt  dans le paysage de la prairie en cette saison pleine de promesses.

Une petite pousse avait poussé un cri « Oh ! » en voyant Madame Grande feuille et, de branches en branches, un chant d’exclamations se répend dans l’atmosphère ambiant. Une cacophonie d’où émerge une voix craintive qui ose demander :

- Qui es-tu ?

- Je suis une de vos aïeules. Vous pouvez m’appeler Grande Feuille.

- Tu n’es pas de notre taille ni verte comme nous autres ! En plus, tu es toute ridée et molle. Que t’est-il arrivé ?

- Je vis sur cet arbre depuis quatre saisons. Je suis votre messagère pour vous expliquer qu’elle sera votre vie future. Je vais vous conter ma vie. Soyez attentives. Mon passé sera votre avenir. J’ai vécu sur cet arbre quatre saisons. Comme vous, j’ai connu la tiédeur du cocon  comprimée et rabougrie arrivant à peine à respirer. J’étais impatiente de découvrir l’extérieur. J’ai assisté à l’éclosion de la frondaison. Mes amies et moi, nous étions gaies et insouciantes, toute excitées et enivrées par cet air vivifiant. Nous nous laissions bercer par le vent. Prenez garde, celui-ci est farceur. Quand il est en colère, il devient fort et souffle en rafales dangereuses. Bon nombre d’entre nous, ont subi ses crises Elles ont été arrachées de leur branche et ont chu sur l’herbe folle.. Nous craignions pour nos vies à chaque crise de mauvaise humeur. Eh oui ! Notre survie ne tient qu’à un fil. Notre hampe est fragile et les branchioles de notre maître, bien que flexibles, cassent aussi emportant leurs protégées. Vous connaîtrez cette mésaventure récurrente pendant votre séjour.

Dans un premier temps, vous grandirez et vous recouvrirez d’une fine couche de velours. Cette couverture duveteuse sera nettoyée par les pluies et les brumes. Vous deviendrez alors lisses et brillantes. Superbes et orgueilleuses, regardant avec hauteur vos bourgeons recouvrir la base de notre Seigneur et Maître, notre arbre protecteur. Là, vous êtes au printemps, la saison du renouveau de la nature aux parfums suaves et enivrants des fleurs et de l’herbe tendre.

Puis viendra l’été. Là, vous supporterez le soleil et sa chaleur. Réconfortante au début, elle vous brûlera au fur et à mesure de ses journées festives. Vos rameaux attireront des visiteurs variés qui profiteront de votre dais pour goûter à la tiédeur de votre ombre bénéfique. Des piques niques, des siestes, des jeux seront votre spectacle quotidien. Des chapardeurs, vous cueilleront pour jouer ou vous mettre dans un livre, appelé herbier, qui fera leur orgueil. Ces collectionneurs reviendront pour compléter leur récolte à la prochaine saison.Vous subirez aussi les frasques des grimpeurs qui de branches, escaladeront le tronc vers le sommet dans l’indifférence de vous piétiner, de vous écraser, de vous broyer sous leurs pas.  N’oubliez pas que votre Maître est touffu et qu’il attirera toute sorte de personnes avec plaisir. Vous êtes déjà sa gloire et sa vanité. Il règne sur la prairie. Pendant toute cette période, vous profiterez du soleil et sa chaleur étouffante le jour et de la fraîcheur de la nuit éclairée par l’astre lunaire. Souvent, vous serez bercées par une brise légère et n’oubliez pas les frasques du vent et de la pluie. Vous serez la protection des promeneurs imprudents qui se réfugieront sous votre voûte. Vous tremblerez souvent sous les orages. Rassurez-vous, votre Seigneur et Maître est robuste et il restera imperturbable assurant votre sauvegarde. Il est solide et courageux.

L’automne arrivera. Il couvrira vos toilettes d’or, d’argent et de bronze. Vous serez l’ornement le plus fastueux. Une orgie de couleurs dansante et brillante. Un délice pour les yeux des passants et l’orgueil de votre arbre vénéré. Vous serez souvent arrosées et ventilées. Vous vivrez au gré des températures qui baisseront lentement. Petit à petit, vous deviendrez marron et mûres pour céder à la rupture de votre tige. Le vent vous tournera la tête en des valses folles avant de vous entraîner sur le sol. Là, vous servirez de tapis avant que les forestiers vous rassemblent en tas et vous tuent par le feu.

Enfin, l’hiver recouvrira le  squelette de notre Seigneur et Maître de frimas. Puis, la neige le décorera de ses flocons immaculés. Le paysage sera féérique et harmonieux. Tout cela est magnifique aux yeux des hommes. Et c’est la vérité. Cette vision peu ordinaire est envoûtante et festive. Elle donnera toute sa majesté à votre arbre. En cette saison, le froid ne faillira pas. La sève de votre gardien se mettra en sommeil et préparera les bourgeons qui repousseront sur les branches au printemps. Le cycle sera enfin achevé à la naissance de la nouvelle génération des feuilles.

Oui, vous deviendrez superbes avant de vous r encorner comme moi et de vous vêtir de cette robe marron, couleur du temps et signe de départ pour les envolées de l’automne. J’ai survécu à tous ces changements climatiques et je sens, aujourd’hui, que mes forces me quittent. Je vais vous laisser profiter de vos vies galopantes selon les saisons successives. Peut être qu’une ou deux d’entre vous, auront le privilège d’apprécier ce voyage dans le temps. Elles seront les messagères pour les recrues de ce moment béni. Elles devront enseigner leur expérience aux nouvelles feuilles comme moi je viens de le faire. Adieu mes belles et bon courage.

Madame Grande Feuille se détache de sa branche. Sèche et rabougrie, le vent s’amuse avec elle. Elle virevolte, s’élève dans l’air avant de choir sur le sol…

Les bébés frémissent de compation puis s’enhardissent. De longues journées les attendent…



L’intelligence d’une femme

Onze personnes étaient suspendues à une corde sous un hélicoptère : dix hommes et une femme.

Comme la corde n’était pas assez solide pour les tenir tous, ils décidèrent que l’un d’eux devait lâcher la corde.

Ils ne réussissaient pas à déterminer qui. Alors la femme dit que ce serait elle qui lâcherait la corde, car les femmes sont habituées à tout lâcher en faveur de leurs enfants et époux, donnant tout aux hommes sans rien recevoir en retour, et que les hommes en tant que le premier créé par Dieu, méritaient de survivre, car ils étaient aussi les plus forts, les plus intelligents et capables de grands exploits…

Quand elle eut fini de parler, tous les hommes commencèrent à applaudir.

Ne sous-estimez jamais le pouvoir et l’intelligence d’une femme !

D’un inconnu.



Un conte de Noël.

- Maman, raconte-nous une histoire !

- D’accord ! Mais une seule, il est tard. Vous irez vous coucher après c’est une obligation, vous avez vu l’heure… Et elle commença :

« Après avoir mis leurs enfants au lit, Bernard et Blanche s’étaient installés au salon. Ce fut à ce moment-là, qu’ils entendirent toquer à la baie vitrée. C’était une chouette ! Ils ouvrirent la fenêtre…

- Je suis Archimède, la chouette de Merlin l’enchanteur. J’ai entendu quelqu’un appeler à l’aide et me voilà. Suivez-moi dans le jardin, vite !

Ils enfilèrent rapidement un manteau et suivirent l’oiseau intrigués. Une masse rouge gisait sur le sol enneigé… Ils s’approchèrent. C’était un vieil  homme qui gémissait.

- Eh bien, mon ami, vous vous êtes égaré après votre prestation de père Noël au supermarché ! S’exclama Bernard.

- Je ne suis pas un de ces fantoches. Je suis le vrai Père Noël. S’écria celui-ci.

A ces mots, un traineau tiré par huit rennes apparut enveloppé d’une lumière dorée. Le couple éberlué admirait ce tableau magique.

- J’ai demandé à Archimède de vous quérir car je vous sais médecin et ma jambe est très douloureuse. A un tel point, que je n’arrive pas à me relever.

Bernard l’ausculta et lui annonça :

- Vous avez la jambe cassée. Comment avez-vous fait ça ?

- Un virage un peu trop serré et hop je suis tombé par terre… Quel malheur ! J’ai encore toute ma tournée à finir !

- Ne vous inquiétez pas ! Intervint le volatil, vous trouverez une solution, comme toujours. Je rejoins mon maître. Au revoir et bonne chance. Ce fut dans un boum étouffé qu’il disparut.

- Tout d’abord, nous allons vous conduire au chaud. Annonça Bernard d’un ton autoritaire.

Bernard et Blanche l’aidèrent à se redresser et à marcher jusqu’à chez eux. Là, ils l’installèrent sur le canapé et lui mirent la jambe surélevée sur un tabouret.

Le plancher était jonché de livres pour enfants. Le Père Noël s’exclama :

- Je vois que vos loupiots aiment la lecture.

- Oui. Répondit Blanche. Ils ont leurs histoires préférées et, comme toujours, avant d’aller se coucher la veille de la Noël, ils ont l’habitude de s’installer par terre, auprès de la cheminée, pour s’imprégner de l’esprit de cette fête.  Je vais ranger leur bric à brac, après avoir  prévenu l’hôpital de votre arrivée.

- Je peux m’en servir avant ? Pour cela, j’ai besoin de vous. Tapez dans vos mains trois fois.

Ils obéirent sans chercher à comprendre. A « cet appel », des personnages en papier se décollèrent et vinrent rejoindre le vieil homme. Il y avait : Peter Pan avec la fée clochette, les trois fées de la B elle au bois dormant, la marraine et les souris de Cendrillon et les sept nains de Blanche Neige.

- Mes petits amis, j’ai besoin de vous. Je suis blessé et je ne peux achever ma tâche. Vous allez distribuer les joujoux à ma place.  Les rennes connaissent l’itinéraire, vous n’aurez qu’à vous laisser guider…

- Nous sommes trop petits pour tenir les rennes ! S’exclama Peter Pan.

- Voyons…  Bernard conduira ! N’est-ce pas ?

- C’est impossible, si les enfants me voient, ils se rendront compte de la supercherie ! Expliqua-t-il.

- Qu’à cela ne tienne. Nous allons échanger nos places, de cette façon deux solutions seront réglées : mon apparition à l’hôpital et celle auprès des bambins espiègles qui guettent toujours mon arrivée derrière les rideaux de leurs fenêtres. Il claqua des doigts et ils se transformèrent simultanément. A la grande surprise des adultes médusés. Oui, je sais que vous, les grandes personnes, ne croyez plus en moi. Ce n’est pas le cas de tous les enfants de la terre. Merci, de bien vouloir me remplacer en ce jour de paix. Au fond de votre cœur, vous avez gardé la trace de mon passage dans votre enfance et vous avez perpétré la tradition de génération en génération… Ce n’est pas tout ça, vous allez vous mettre en retard. Allez ouste, partez vite et bon voyage !

Toute la troupe embarqua.

- Comment s’envoler ? Demanda Bernard perplexe déjà assis sur le siège avant.

- Comme toujours en disant : Oh ! Oh ! Oh ! A ces mots, l’attelage partit d’un bond en direction du ciel étoilé.

A chaque halte, Peter Pan faisait le guet pour rendre le traineau invisible en jouant de la flûte si un enfant montrait son museau  devant une vitre. Les souris et la fée clochette s’engouffraient dans les tuyaux des chauffages électriques ou à gaz. Comme par magie, les jouets étaient tout petit, le travail était aisé. Pour les autres, les nains aidés par les autres fées, qui leur éclairaient la route, se jetaient dans les cheminées avec allégresse.

Ils voyageaient à la vitesse de la lumière et visitaient des pays magnifiques. A bord du vaisseau, régnait la  bonne humeur et les blagues fusaient. Tout le monde s’amusait. Les commissionnaires avaient même fait un pari sur celui qui mettrait le plus de cadeaux en place.A la fin de leur périple, ils rejoignirent le Père Noël.

Blanche décrivit la surprise de l’équipe des urgences de voir leur médecin débarquait avec une jambe cassée et ils durent, lui et Blanche, usaient d’humour pour qu’elle ne s’aperçut pas de l’échange des personnes. Elle voulait même garder le blessé en  observation, mais le « docteur » expliqua qu’il voulait assister au déballage des cadeaux de ses enfants. Elle les laissa partir avec le don d’une paire de béquilles pour aider le blessé à se déplacer. Blanche eut du mal à garder son sérieux quand les urgentistes appelaient son protégé : « docteur ». En bref, tout s’était bien passé…

Bernard fit son rapport à son « employeur » et lui posa une question :

- Comment avez-vous réussi à rétrécir les paquets et à leur rendre leurs formes une fois déposer dans les souliers ou les chaussettes des chérubins ?

- C’est la magie de Noël !!! Et puis, comment voulez-vous que je transporte toute cette marchandise dans mon traineau, il n’est pas extensible… Il riait de la naïveté de son comparse… Il claqua des doigts et ils échangèrent à nouveau leur aspect physique.

- Que diriez-vous d’un bon chocolat chaud ? Tout le monde acquiesça. Mesdames, à vos baguettes.

Les fées firent apparaître une nappe en dentelle, des tasses immaculées emplies de chocolat chaud, des gâteaux et des friandises. Des bougies illuminaient cette soirée et des étoiles flottaient dans la salle. Un vrai goûter de fête où les rires et les jeux retentissaient dans la  pièce.

- Eh bien ! Mes petits amis maintenant que vous vous êtes restaurés, vous devez rejoindre vos images respectives. Le père Noël s’emmitoufla de son écharpe d’un geste ample et ils retournèrent tous dans les pages des ouvrages. Puis il cligna des yeux et les livres rejoignirent la bibliothèque.

- J’ai une question a vous poser : nous n’avons su où poser les six paquets restants.  A qui devions-nous les remettre ?

- Six cadeaux comme vos six enfants !!! Il se gratta le nez et ils apparurent dans les souliers rangés sous le sapin, sous les yeux écarquillés des parents. Le père Noël les gratifia d’un large sourire et, trottina jusqu’à son « véhicule » accompagné par Bernard et Blanche qui l’aidèrent à s’installer. Du haut de son siège, il les salua et leur dit :

- Regardez dans votre boîte aux lettres et vous y trouverez une surprise. Merci encore pour votre hospitalité !

Il s’envola laissant une traînée d’étincelles dorées qui écrivit « Joyeux Noël ».

Le couple s’en retourna et, en passant, vérifia son courrier. Bernard et Blanche trouvèrent une lettre qui leur annonçait que le prêt de leur maison était entièrement remboursé. Un cadeau magnifique qui leur permettrait d’envisager l’avenir d’un cœur léger. »

- Voilà, l’histoire est finie. Annonça la maman à ses enfants qui lui répliquèrent en riant :

- Chouette, ton histoire, maman. Seulement, il y a longtemps que nous ne croyons plus au père Noël.

- Ah oui !!! Eh bien, allez dans le salon. Zou !

Ils quittèrent la chambre de leur maman et dévalèrent les marches pour découvrir sous le sapin leurs souliers bien garnis et, sur la tablette de la cheminée, le plâtre d’une jambe où étaient inscrits en lettres rouges : Joyeux Noël et Paix sur la terre.



Le 25 décembre !

Le 25 décembre est une date qui revient chaque année. C’est le jour de la paix, le jour de Noël.

Le monde s’en souvient-il ? Ce jour-là, personne ne se bat, tous les êtres de la terre se tiennent par la main. Ce n’est pas le cas pourtant. Malgré les livres d’histoire qui relatent les erreurs de nos aïeux, nous refaisons les mêmes erreurs. Voilà pourquoi la réflexion de nos parents quand nous faisions une sottise « ça te servira de leçon » n’est plus d’actualité.

J’ai eu un Noël extra cette année. Je l’ai vécu comme un cadeau. Un repas en famille avec mes deux petites filles (6 mois et 2 ans) et mes enfants, un repas convivial où toute la maisonnée était heureuse de se retrouver. Il manquait le papa-pompier resté à Lille pour une garde de « fête », nous avons communiqué avec lui grâce au téléphone ! Ce n’est pas la même chaleur, nos cœurs étaient quand même à l’unisson.

J’ai pensé aux SDF, qui cherchaient un endroit chaud, et aux personnes seules qui mangeaient sur une table trop grande et vide, ou avec un plateau TV. « La solitude, ça n’existe pas »… Ce n’est pas une vérité. Celui qui a dit cela ne sait pas ce qu’est de vivre seul, sans visite, sans personne avec qui parler. La solitude ça se meuble de lecture, d’écriture, de peinture, de tricot ou crochet. Des hobbys qui ne remplacent pas une présence humaine, même s’ils sont faits en musique.

Noël est un jour de Paix, est-ce que nous nous en souviendrons l’an prochain ?



Journal intime 18

Saaaluuuut !

Je t’ai abandonné depuis quelques temps (tu veux dire quelques mois !) Et voilà, tu ramènes ta fraise. L’indulgence, tu connais… Quand je te laisse en route, tout seul, j’ai toujours de bonnes raisons et tu le sais. Un : maladie qui avance à pas comptés (1 2 3 soleil) le parcours se retrécit avant de dire « soleil », fin du jeu et d’une vie bien remplie. Deux : un roman à finir « Mon ami Pharaon » (ça se passe en Egypte ?) Ce que tu es perspicace ! Oui, sur le sable, sur le Nile, et sur terre bien sûr !! Une aventure peu ordinaire dans ce magnifique pays qui, aujourd’hui, cherche sa liberté. Trois : ma petite famille s’en est allée à Lille (Nath, Math et leurs deux filles ?) C’est ça… Tu suis bien ! (avec toi, j’ai intérêt) et une pic supplémentaire !! Trois : la fatigue qui ne me quitte pas depuis ma dernière poussée de SEP… Avec des symptômes qui là s’installent gentiment !!! Pas simple à gérer tout ça. Bien, les fêtes arrivent, donc je reste positive.

Je t’ai rappelé mes souvenirs familiaux de jeunesse et je t’ai laissé (plus ou moins…) sur le portrait de mon père. Je passe à maman. Maman, une petite bonne femme qui avait dû monter sur un tabouret pour être à la hauteur de son mari lors de la photo de mariage ! Chaque fois qu’ils voyaient la photo souvenir faite par le photographe, ils riaient…

Maman qui a été élevée par sa grand mère en Ardèche jusqu’à ses 6 ans et qui a dû quitter son berceau d’amour pour revenir dans sa famille où elle a été traîtée comme Cosette, et entrer en usine dès qu’elle a eu l’âge réglementaire. En Ardèche, son institutrice avait recommandé de l’aider à poursuivre ses études. Ses parents l’ont cassée dès son arrivée. Elle était l’aînée d’une famille de 4 enfants. Alors, au boulot et tais-toi. A la maison : les corvées les plus lourdes, une robe à chaque poussée de croissance, et des « lingettes » lors de ses règles (des morceaux de tissu, oui. Tu embellis les choses, ma fille !) Non, je reste pudique. Quand une robe neuve était achetée,  c’était pour sa soeur, la princesse de la famille. Avec le temps, elle a rencontré mon père et quand elle a annoncé son intention de se marier, elle a été mise à la porte avec ses effets personnels mis dans un baluchon et vogue la galère. Elle nous avait expliqués qu’elle avait eu le choix entre le Rhône et sa future belle famille. Elle avait choisi la deuxième solution, en gardant la deuxième en option selon l’accueil de ma grand mère paternelle. Elle a été accueillie les bras ouverts et, quelques mois plus tard, son beau père est allé (endimanché, avec des gants blancs… Cela devait valoir le coup d’admirer la scène en face des parents tortionnaires !) Oui. Maman en avait les larmes aux yeux en nous racontant sa vie et surtout ce moment émouvant et réconfortant de sa vie. Son martyre s’est arrêté là, enfin pour l’instant…

Je vais te laisser mijoter ces souvenirs inquiétants même pour l’époque du début de la 2ème guerre mondiale. Les péripéties des deux jeunes mariés, ce sera pour une autre fois. Je ne serai pas longue pour venir pianoter sur mon clavier. Disons, l’année prochaine (Quoi ! L’année prochaine !!! Un an d’attente.) Ce que tu peux être bêta, l’année prochaine c’est dans 15 jours. (Ah bon ! Oui, c’est vrai 2012, l’année de la douzaine comme les oeufs !!!) Très drôle ! Merci, un brin d’humour après tout ce que je t’ai remémoré, ça fait du bien. Surtout que Noël est le jour de la paix aux hommes de bonne volonté. Avec tous les événements qui se passent sur notre planète, j’espère que ce jour sera enfin reconnu.

Bon, Joyeux Noël et à l’an nouveau. Sois sage, fais gaffe aux sucreries et ne boude plus. En plus, j’ai horreur du boudin : pour son odeur à la cuisson et au goût !! Bises.



Encore un essai…

Bien, je me lance… Le blog arrive pendant deux ou trois jours et s’en va le reste de la semaine ???

A présent, je fais un essai d’inscription d’article sur mon blog ! Attention… C’est parti :

Apprendre à écrire en CP est compliqué, puis en grandissant vous avez les rédactions (censures assurées) et enfin les dissertations (cassées par des connaissances supérieures) et maintenant vous avez les blogs qui voyagent dans l’espace quand nous n’y avons pas accès… Bientôt, il nous faudra des techniques pour comprendre d’autres méthodes pour communiquer, nous ne sommes pas sortis de l’auberge !!!

Du courage ! Je reste attentive à mes manipulations !!!  C’est parti.