lire et écrire

Bonjour ! Bonjour !

Lire et écrire sont les deux exercices que je pratique tous les jours. Je n’ai pas pris contacte avec mon blog depuis longtemps. » C’est un outil magique » m’a-t-on dit. Je n’ai pas de retour sur mon site. Donc, j’ai abandonné mes discussions. Je me parlais à moi-même. Pourquoi devrais-je le mettre par écrit. Lors de mon journal intime, j’ai eu des messages acerbes. Je n’étais pas sur mon  blog pour me faire bouffer. Je ne suis pas comestible d’autant qu’avec une sclérose en plaque, vous ne sauriez pas ce que vous arriveriez à avoir. Maladie orpheline, certes, non contagieuse, je le précise. Donc, si vous me lisez vous ne craignez rien.

Je viens de sortir un nouvel ouvrage « Les deux voyages extraordinaires » aux éditions Edilivre. Deux livres en un seul pour la somme de 19.50 €, qui raconte les aventures de deux enfants . L’un, petit japonais, voyage grâce à une boule magique pour attraper des dragons et éviter une guerre dévastatrice et doit résoudre des énigmes pour les réduire à l’impuissance. L’autre, petite fille, voyage grâce à des chapeaux, une boîte à musique et une malle éblouissante doit retrouver le trésor familial avant sa « tante » qui l’a enfermée dans un grenier magique.

J’espère beaucoup de ce livre, mon dernier bébé en papier. Il est truffé d’images en noir et blanc pour que le lecteur tombe sous le charme des rebondissements et du suspense. Il me ressemble plein d’humour et de surprises. Je vous invite à l’acheter pour rire un peu et vous distraire en ces jours sombres. Il est vrai, qu’en hiver, il est agréable de se plonger dans un livre au coin du feu. Il est dans la catégorie « jeunesse » à partir de 9 ou 11 ans, et pourtant mes amis en sont friands et s’amusent à chaque fois de mon imagination.

C’est pour cela que je reprends les commandes de mon blog…. Courage, il suffit de se lancer pour faire connaissance avec une personne qui met de côté ses douleurs et autres soucis pour le simple plaisir de distraire toutes les personnes qu’elle rencontre.



Esprit rebelle (the last one)

A la suite de mes problèmes de santé qui ne améliorent pas et de l’indifférence des lecteurs de mon blog, j’ai fait le ménage dans mon blog. Plus d’âme, de blagues, d’explications pour mieux connaître mon blog, journal intime, l’autre côté de la médaille, poésie et qu’est-ce qu’un bouquin… quelques résidus de blagounettes qui ressemblent à des nouvelles, tout cela réduit à 3.. articles à 26. Les nouvelles sont pour ceux qui aiment lire des « romans » en raccourci, La Fontaine est un clin d’œil à cet auteur toujours d’actualité. Plus de commentaires = plus d’intérêt sur ma vie qui s’étiole et que la vie ne ménage plus.

Mon journal intime était pour laisser un souvenir à mes gamins pour qu’ils connaissent ce qu’était la vie avant leur génération. Quand nous en parlons entre nous, cela ne les intéresse passe.  Ce blog tombera dans les oubliettes après mon départ sans retour, même si celui-ci ne se presse pas à venir. A croire que les trains sont bondés ou qu’ils sont en grève…

Tous mes souvenirs d’enfance resteront dans mes romans. A mes enfants de les retrouver s’ils le désirent et aux lecteurs de faire le tri entre la vérité et l’imagination. Je continuerais mes nouvelles et La Fontaine, juste pour mon bon plaisir.

Voilà comment un blog fait un régime d’amaigrissement pour laver ma tête et mettre de l’ordre dans mes idées avant de tout laisser telle quelle une vie sans intérêt pour le monde qui n’a que faire de ma minuscule participation à ma visite.



Atout coeur…

Du temps de La Fontaine, il y a quelques siècles, les affaires de cœur posaient bien des problèmes. Aussi, j’ai décidé d’ouvrir mon cœur  pour vous narrer cette histoire.

Eloïse parla à l’homme de son cœur en ces termes :

     – J’ai une nouvelle à t’annoncer. J’ai longtemps réfléchi  à ce discours que j’ai appris par cœur. Ces paroles viennent du fond de mon cœur et sont sincères. On t’a souvent appelé « cœur d’artichaut ». Tu as eu bon nombre de conquêtes et brisé bien des cœurs. J’avais le cœur gros en te voyant au cœur de l’action en collectionnant toutes ces femmes. Je savais que tu avais le cœur sur la main et que tu mettais du cœur à l’ouvrage pour cacher tes vrais sentiments à l’entourage.

Mon cœur tendre a succombé à ton charme et, depuis, mon cœur bat la chamade. Je suis songeuse et mes proches me taquinent en répétant cette phrase : « cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire ». Mon cœur n’est plus  à prendre…

Sache, mon ami, mon amant, que tous les matins je me lève avec des hauts le cœur. Et oui, j’attends un enfant de toi.

A ces mots, Thibault, le cœur battant, laissa parler son cœur enflammé :

     – Nos cœurs battent à l’unisson, n’en doute pas ma douce. Mon cœur a flanché devant ta beauté et ce cœur, si volage, est ton prisonnier pour la vie. A l’instant, mon cœur bouffi d’orgueil ,devient un cœur de lion prêt à tous les conflits. Si nos familles, outrées ne flanchent pas devant notre bonheur, je me battrai pour que notre amour triomphe : « à cœur vaillant rien d’impossible » et je gagnerai  leur cœur et  cette bataille.

Sache, ma muse, mamie, ma maîtresse, mon cœur que rien jamais ne nous séparera. Et le fruit de notre amour dont tu me fais présent, remplit mon cœur de joie.



Madame Grande Feuille

Dans un grand pré, un arbre immense se prépare au printemps. Beaucoup de bourgeons grossissent, une seule feuille se berce dans la brise légère.

Jour après jour, des feuilles d’un vert tendre, sortent de leur prison. Elles s’étirent dans des exclamations de bien être. En chœur, elles chantent leur naissance et leur bonheur de se détendre. Elles avaient vécu recroquevillées et, maintenant, elles souffrent de courbatures et se déploient dans la liesse. Elles sont fripées et humides. Est-ce des larmes de joie ou de douleur ?… Ragaillardies par l’air doux et serein, elles se présentent tour à tour et se congratulent de leur beauté. Elles aperçoivent la grande feuille rabougrie et d’une couleur indéfinissable. Celle-ci les regarde éclater et s’épanouir, les yeux emplis de rosée. Elle est émue par le spectacle enchanteur offert par ses jeunes compagnes. Leur compagnon frémit sous les picotements de son écorce. Il régnera bientôt  dans le paysage de la prairie en cette saison pleine de promesses.

Une petite pousse avait poussé un cri « Oh ! » en voyant Madame Grande feuille et, de branches en branches, un chant d’exclamations se répend dans l’atmosphère ambiant. Une cacophonie d’où émerge une voix craintive qui ose demander :

- Qui es-tu ?

- Je suis une de vos aïeules. Vous pouvez m’appeler Grande Feuille.

- Tu n’es pas de notre taille ni verte comme nous autres ! En plus, tu es toute ridée et molle. Que t’est-il arrivé ?

- Je vis sur cet arbre depuis quatre saisons. Je suis votre messagère pour vous expliquer qu’elle sera votre vie future. Je vais vous conter ma vie. Soyez attentives. Mon passé sera votre avenir. J’ai vécu sur cet arbre quatre saisons. Comme vous, j’ai connu la tiédeur du cocon  comprimée et rabougrie arrivant à peine à respirer. J’étais impatiente de découvrir l’extérieur. J’ai assisté à l’éclosion de la frondaison. Mes amies et moi, nous étions gaies et insouciantes, toute excitées et enivrées par cet air vivifiant. Nous nous laissions bercer par le vent. Prenez garde, celui-ci est farceur. Quand il est en colère, il devient fort et souffle en rafales dangereuses. Bon nombre d’entre nous, ont subi ses crises Elles ont été arrachées de leur branche et ont chu sur l’herbe folle.. Nous craignions pour nos vies à chaque crise de mauvaise humeur. Eh oui ! Notre survie ne tient qu’à un fil. Notre hampe est fragile et les branchioles de notre maître, bien que flexibles, cassent aussi emportant leurs protégées. Vous connaîtrez cette mésaventure récurrente pendant votre séjour.

Dans un premier temps, vous grandirez et vous recouvrirez d’une fine couche de velours. Cette couverture duveteuse sera nettoyée par les pluies et les brumes. Vous deviendrez alors lisses et brillantes. Superbes et orgueilleuses, regardant avec hauteur vos bourgeons recouvrir la base de notre Seigneur et Maître, notre arbre protecteur. Là, vous êtes au printemps, la saison du renouveau de la nature aux parfums suaves et enivrants des fleurs et de l’herbe tendre.

Puis viendra l’été. Là, vous supporterez le soleil et sa chaleur. Réconfortante au début, elle vous brûlera au fur et à mesure de ses journées festives. Vos rameaux attireront des visiteurs variés qui profiteront de votre dais pour goûter à la tiédeur de votre ombre bénéfique. Des piques niques, des siestes, des jeux seront votre spectacle quotidien. Des chapardeurs, vous cueilleront pour jouer ou vous mettre dans un livre, appelé herbier, qui fera leur orgueil. Ces collectionneurs reviendront pour compléter leur récolte à la prochaine saison.Vous subirez aussi les frasques des grimpeurs qui de branches, escaladeront le tronc vers le sommet dans l’indifférence de vous piétiner, de vous écraser, de vous broyer sous leurs pas.  N’oubliez pas que votre Maître est touffu et qu’il attirera toute sorte de personnes avec plaisir. Vous êtes déjà sa gloire et sa vanité. Il règne sur la prairie. Pendant toute cette période, vous profiterez du soleil et sa chaleur étouffante le jour et de la fraîcheur de la nuit éclairée par l’astre lunaire. Souvent, vous serez bercées par une brise légère et n’oubliez pas les frasques du vent et de la pluie. Vous serez la protection des promeneurs imprudents qui se réfugieront sous votre voûte. Vous tremblerez souvent sous les orages. Rassurez-vous, votre Seigneur et Maître est robuste et il restera imperturbable assurant votre sauvegarde. Il est solide et courageux.

L’automne arrivera. Il couvrira vos toilettes d’or, d’argent et de bronze. Vous serez l’ornement le plus fastueux. Une orgie de couleurs dansante et brillante. Un délice pour les yeux des passants et l’orgueil de votre arbre vénéré. Vous serez souvent arrosées et ventilées. Vous vivrez au gré des températures qui baisseront lentement. Petit à petit, vous deviendrez marron et mûres pour céder à la rupture de votre tige. Le vent vous tournera la tête en des valses folles avant de vous entraîner sur le sol. Là, vous servirez de tapis avant que les forestiers vous rassemblent en tas et vous tuent par le feu.

Enfin, l’hiver recouvrira le  squelette de notre Seigneur et Maître de frimas. Puis, la neige le décorera de ses flocons immaculés. Le paysage sera féérique et harmonieux. Tout cela est magnifique aux yeux des hommes. Et c’est la vérité. Cette vision peu ordinaire est envoûtante et festive. Elle donnera toute sa majesté à votre arbre. En cette saison, le froid ne faillira pas. La sève de votre gardien se mettra en sommeil et préparera les bourgeons qui repousseront sur les branches au printemps. Le cycle sera enfin achevé à la naissance de la nouvelle génération des feuilles.

Oui, vous deviendrez superbes avant de vous r encorner comme moi et de vous vêtir de cette robe marron, couleur du temps et signe de départ pour les envolées de l’automne. J’ai survécu à tous ces changements climatiques et je sens, aujourd’hui, que mes forces me quittent. Je vais vous laisser profiter de vos vies galopantes selon les saisons successives. Peut être qu’une ou deux d’entre vous, auront le privilège d’apprécier ce voyage dans le temps. Elles seront les messagères pour les recrues de ce moment béni. Elles devront enseigner leur expérience aux nouvelles feuilles comme moi je viens de le faire. Adieu mes belles et bon courage.

Madame Grande Feuille se détache de sa branche. Sèche et rabougrie, le vent s’amuse avec elle. Elle virevolte, s’élève dans l’air avant de choir sur le sol…

Les bébés frémissent de compation puis s’enhardissent. De longues journées les attendent…



Un conte de Noël.

- Maman, raconte-nous une histoire !

- D’accord ! Mais une seule, il est tard. Vous irez vous coucher après c’est une obligation, vous avez vu l’heure… Et elle commença :

« Après avoir mis leurs enfants au lit, Bernard et Blanche s’étaient installés au salon. Ce fut à ce moment-là, qu’ils entendirent toquer à la baie vitrée. C’était une chouette ! Ils ouvrirent la fenêtre…

- Je suis Archimède, la chouette de Merlin l’enchanteur. J’ai entendu quelqu’un appeler à l’aide et me voilà. Suivez-moi dans le jardin, vite !

Ils enfilèrent rapidement un manteau et suivirent l’oiseau intrigués. Une masse rouge gisait sur le sol enneigé… Ils s’approchèrent. C’était un vieil  homme qui gémissait.

- Eh bien, mon ami, vous vous êtes égaré après votre prestation de père Noël au supermarché ! S’exclama Bernard.

- Je ne suis pas un de ces fantoches. Je suis le vrai Père Noël. S’écria celui-ci.

A ces mots, un traineau tiré par huit rennes apparut enveloppé d’une lumière dorée. Le couple éberlué admirait ce tableau magique.

- J’ai demandé à Archimède de vous quérir car je vous sais médecin et ma jambe est très douloureuse. A un tel point, que je n’arrive pas à me relever.

Bernard l’ausculta et lui annonça :

- Vous avez la jambe cassée. Comment avez-vous fait ça ?

- Un virage un peu trop serré et hop je suis tombé par terre… Quel malheur ! J’ai encore toute ma tournée à finir !

- Ne vous inquiétez pas ! Intervint le volatil, vous trouverez une solution, comme toujours. Je rejoins mon maître. Au revoir et bonne chance. Ce fut dans un boum étouffé qu’il disparut.

- Tout d’abord, nous allons vous conduire au chaud. Annonça Bernard d’un ton autoritaire.

Bernard et Blanche l’aidèrent à se redresser et à marcher jusqu’à chez eux. Là, ils l’installèrent sur le canapé et lui mirent la jambe surélevée sur un tabouret.

Le plancher était jonché de livres pour enfants. Le Père Noël s’exclama :

- Je vois que vos loupiots aiment la lecture.

- Oui. Répondit Blanche. Ils ont leurs histoires préférées et, comme toujours, avant d’aller se coucher la veille de la Noël, ils ont l’habitude de s’installer par terre, auprès de la cheminée, pour s’imprégner de l’esprit de cette fête.  Je vais ranger leur bric à brac, après avoir  prévenu l’hôpital de votre arrivée.

- Je peux m’en servir avant ? Pour cela, j’ai besoin de vous. Tapez dans vos mains trois fois.

Ils obéirent sans chercher à comprendre. A « cet appel », des personnages en papier se décollèrent et vinrent rejoindre le vieil homme. Il y avait : Peter Pan avec la fée clochette, les trois fées de la B elle au bois dormant, la marraine et les souris de Cendrillon et les sept nains de Blanche Neige.

- Mes petits amis, j’ai besoin de vous. Je suis blessé et je ne peux achever ma tâche. Vous allez distribuer les joujoux à ma place.  Les rennes connaissent l’itinéraire, vous n’aurez qu’à vous laisser guider…

- Nous sommes trop petits pour tenir les rennes ! S’exclama Peter Pan.

- Voyons…  Bernard conduira ! N’est-ce pas ?

- C’est impossible, si les enfants me voient, ils se rendront compte de la supercherie ! Expliqua-t-il.

- Qu’à cela ne tienne. Nous allons échanger nos places, de cette façon deux solutions seront réglées : mon apparition à l’hôpital et celle auprès des bambins espiègles qui guettent toujours mon arrivée derrière les rideaux de leurs fenêtres. Il claqua des doigts et ils se transformèrent simultanément. A la grande surprise des adultes médusés. Oui, je sais que vous, les grandes personnes, ne croyez plus en moi. Ce n’est pas le cas de tous les enfants de la terre. Merci, de bien vouloir me remplacer en ce jour de paix. Au fond de votre cœur, vous avez gardé la trace de mon passage dans votre enfance et vous avez perpétré la tradition de génération en génération… Ce n’est pas tout ça, vous allez vous mettre en retard. Allez ouste, partez vite et bon voyage !

Toute la troupe embarqua.

- Comment s’envoler ? Demanda Bernard perplexe déjà assis sur le siège avant.

- Comme toujours en disant : Oh ! Oh ! Oh ! A ces mots, l’attelage partit d’un bond en direction du ciel étoilé.

A chaque halte, Peter Pan faisait le guet pour rendre le traineau invisible en jouant de la flûte si un enfant montrait son museau  devant une vitre. Les souris et la fée clochette s’engouffraient dans les tuyaux des chauffages électriques ou à gaz. Comme par magie, les jouets étaient tout petit, le travail était aisé. Pour les autres, les nains aidés par les autres fées, qui leur éclairaient la route, se jetaient dans les cheminées avec allégresse.

Ils voyageaient à la vitesse de la lumière et visitaient des pays magnifiques. A bord du vaisseau, régnait la  bonne humeur et les blagues fusaient. Tout le monde s’amusait. Les commissionnaires avaient même fait un pari sur celui qui mettrait le plus de cadeaux en place.A la fin de leur périple, ils rejoignirent le Père Noël.

Blanche décrivit la surprise de l’équipe des urgences de voir leur médecin débarquait avec une jambe cassée et ils durent, lui et Blanche, usaient d’humour pour qu’elle ne s’aperçut pas de l’échange des personnes. Elle voulait même garder le blessé en  observation, mais le « docteur » expliqua qu’il voulait assister au déballage des cadeaux de ses enfants. Elle les laissa partir avec le don d’une paire de béquilles pour aider le blessé à se déplacer. Blanche eut du mal à garder son sérieux quand les urgentistes appelaient son protégé : « docteur ». En bref, tout s’était bien passé…

Bernard fit son rapport à son « employeur » et lui posa une question :

- Comment avez-vous réussi à rétrécir les paquets et à leur rendre leurs formes une fois déposer dans les souliers ou les chaussettes des chérubins ?

- C’est la magie de Noël !!! Et puis, comment voulez-vous que je transporte toute cette marchandise dans mon traineau, il n’est pas extensible… Il riait de la naïveté de son comparse… Il claqua des doigts et ils échangèrent à nouveau leur aspect physique.

- Que diriez-vous d’un bon chocolat chaud ? Tout le monde acquiesça. Mesdames, à vos baguettes.

Les fées firent apparaître une nappe en dentelle, des tasses immaculées emplies de chocolat chaud, des gâteaux et des friandises. Des bougies illuminaient cette soirée et des étoiles flottaient dans la salle. Un vrai goûter de fête où les rires et les jeux retentissaient dans la  pièce.

- Eh bien ! Mes petits amis maintenant que vous vous êtes restaurés, vous devez rejoindre vos images respectives. Le père Noël s’emmitoufla de son écharpe d’un geste ample et ils retournèrent tous dans les pages des ouvrages. Puis il cligna des yeux et les livres rejoignirent la bibliothèque.

- J’ai une question a vous poser : nous n’avons su où poser les six paquets restants.  A qui devions-nous les remettre ?

- Six cadeaux comme vos six enfants !!! Il se gratta le nez et ils apparurent dans les souliers rangés sous le sapin, sous les yeux écarquillés des parents. Le père Noël les gratifia d’un large sourire et, trottina jusqu’à son « véhicule » accompagné par Bernard et Blanche qui l’aidèrent à s’installer. Du haut de son siège, il les salua et leur dit :

- Regardez dans votre boîte aux lettres et vous y trouverez une surprise. Merci encore pour votre hospitalité !

Il s’envola laissant une traînée d’étincelles dorées qui écrivit « Joyeux Noël ».

Le couple s’en retourna et, en passant, vérifia son courrier. Bernard et Blanche trouvèrent une lettre qui leur annonçait que le prêt de leur maison était entièrement remboursé. Un cadeau magnifique qui leur permettrait d’envisager l’avenir d’un cœur léger. »

- Voilà, l’histoire est finie. Annonça la maman à ses enfants qui lui répliquèrent en riant :

- Chouette, ton histoire, maman. Seulement, il y a longtemps que nous ne croyons plus au père Noël.

- Ah oui !!! Eh bien, allez dans le salon. Zou !

Ils quittèrent la chambre de leur maman et dévalèrent les marches pour découvrir sous le sapin leurs souliers bien garnis et, sur la tablette de la cheminée, le plâtre d’une jambe où étaient inscrits en lettres rouges : Joyeux Noël et Paix sur la terre.



Le renard et la cigogne

Un végétarien rencontre un omnivore. Tous deux sympathisent et s’invitent réciproquement à dîner.

Le premier  prépare un repas de légumes, de graines de toute sorte. Son invité fait triste mine et s’en va le ventre creux. Il n’a guère mangé ces mets « délicieux ».

Le second mijote un superbe festin à base de charcuterie et de viande saignante. L’hôte s’installe confortablement à la table, tant dis que son vis à vis  fait triste mine devant les plats offerts. Il ne goûte point aux plats présentés. Il s’en retourne chez lui à jeun.

En conclusion , braves gens, prenez soin de choisir vos connaissances, si vous ne voulez point subir le même sort…



Le loup et le chien

Une belle donzelle rencontre une aussi belle jeune fille qu’elle.

L’une possède fortune (joyaux, décapotable, restaurants de luxe et des employés à son service). Elle vit sous haute surveillance.

L’autre, travaille pour gagner sa vie. Elle a le choix de ses sorties et possède beaucoup d’amis.

Elles se rencontrent et parlent de leur vie. La première vit dans le luxe et ne peut se permettre aucun écart. Son ami, qui l’entretient, la surveille pour tout et partout. La seconde, même si ses fins de mois sont difficiles, est libre de son emploi du temps et personne ne surveille ses fréquentations, ni ses sorties.

Ce qui fait dire à la « pauvresse » :

-Tu as sans doute, une belle vie et tout ce que tu désires. Moi, par contre, j’ai la liberté… l’argent. Tu as une laisse en or qui te retient en ta demeure et te prive des joies et de l’ivresse des fêtes improvisées. Je préfère mon indépendance à ton esclavage.



Le loup et l’agneau

Un jeune ado se fait prendre dans une rafle policière pour un délit mineur qu’il n’a point commis

Son père, son frère étaient des voleurs « bon sang ne saurait mentir ». Le frasques de ses aînés font de lui un coupable idéal et il se retrouve englouti par la procédure policière…



Le corbeau et le renard

Vous avez été sélectionné pour participer au grand concours de la chanson. Vous faites partie du groupe qui, chaque semaine, interprétera une chanson devant des téléspectateurs et un public lors de prime time. A la fin de la compétition, il ne restera plus que l’un d’entre vous. Il aura le privilège d’enregistrer un CD.

L’artiste gagnant est plein d’espoir, il a le droit à son CD qui cartonnera dès le départ, c’est la vague montante de tous les curieux. La société qui s’occupera de la promotion sera heureuse, les bénéfices seront grands.

Au deuxième album, la réputation chute et la société « protectrice »vous lâche, ainsi que vos « fans ».

Vous aviez une belle voix, vous avez eu votre « fromage », un CD dont la société a récupéré une bonne partie des finances. A présent, vous êtes au chômage… La notoriété n’aura duré que le temps d’une rose.



Nounours.

Mimi avait un vieux nounours, héritage de son frère (l’aîné) et de sa soeur. Il était vieux, certes, un peu râpeux pour sa fourrure… Cela ne la dérangeait pas, c’était son meilleur copain. Adjacent à sa chambre, qu’elle partageait avec sa soeur, il y avait un débarras qu’elle avait aménagé en « hôpital » pour ses poupées malades. Quand sa mère cherchait un de ses jouets, elle était sûre de le retrouver dans ce lieu, toujours bien rangé, dans le coin « hôpital » de sa fille.
Nounours avait souvent des problèmes de santé : un oeil qui se décollait : un bandeau en mouchoir permettait de le garder ; un bras qui se détachait, une corde à sauter comme atèle ; puis le bras décousu qu’elle retenait par une écharpe bien serrée ; un trou à la peluche d’où s’échappait le rembourrage du jouet, à l’époque du sable, à nouveau un mouchoir pour le soigner. Sa maman savait donc de quoi soufrait cette peluche et réparait les bobos. Mimi avait coutume de rendre visite, chaque jour, à ses malades. Quand « son infirmière » n’avait pas eu le temps de soigner son nounours, elle refaisait soigneusement les bandages et le couvrait de baiser. Elle lui racontait des histoires pour le réconforter et rejoignait ses poupées et autres joujoux dans sa chambre.
En grandissant, Mimi avait l’habitude de lui faire la lecture ainsi qu’à ses « patients ». Enfin, elle avait aussi pris du grade pour les instruments médicaux. Sa mère, ayant des soins infirmiers quotidiens, des piqûres régulières pour la soulager de ses maux, elle récupérait les petits flacons des injections, au préalablement nettoyés par la malade, et parfois héritait du haut de la seringue qu’elle agrémentait d’une aiguille de couture pour ses propres besoins auprès de ses « malades ». Elle avait rempli les fioles d’eau dans laquelle elle avait mis de la poudre de craie de couleurs différentes. Chaque récipient correspondait à une maladie différente. Elle était très ordonnée, tous ses instruments étaient nettoyés avant chaque intervention et remisaient sur un plateau.
Puis vint le jour où les réparations administrés à nounours ne suffisaient plus. Nounours était décédé. Elle se rabattit sur ses poupées dont elle ornait les oreilles de boucles assorties à leurs robes à l’aide des épingles de couture à bout de billes colorées. Enfin, vint le temps où elle alignait toute la troupe, pour la leçon d’écriture ou de lecture. Les mauvais élèves allaient au coin, elle les retournait simplement. Ce travail terminé, elle s’installait à son bureau pour étudier. Une partie de son travail avait été terminée, puisqu’elle se servait de ses propres cahiers et livres pour instruire ses « élèves ».
Avec le temps, elle n’avait pas oublié nounours. Devenue, « jeune fille », l’entrée en 6ème était une étape importante pour ce petit bout de femme, elle s’acheta un nounours tout neuf. Elle l’avait fait mettre de côté par la marchande qui la connaissait bien, le temps qu’elle eut la somme nécessaire. Elle recevait 50 centimes par semaine comme argent de poche et c’est avec sa tirelire qu’elle régla sa note. La boutique, où elle avait choisi son futur compagnon, était un bureau de tabac, et cette monnaie providentielle ne dérangeait pas la marchande qui, amusée, recompta les pièces avant de lui remettre nounours dans sa boîte.
Par pudeur, Mimi cacha son trésor dans son armoire à l’abri des regards de la famille. A son âge, acheter une peluche ne serait pas vu comme un signe de maturité. Elle craignait les plaisanteries douteuses de son frère et de sa soeur. Un jour pourtant, elle fut prise en flagrant délit d’admiration de son nounours par sa mère. Celle-ci comprit ce besoin de tendresse et, c’est ainsi, que nounours prit place sur le lit de l’enfant. Elle dormait avec et, tous les matins, en faisant son lit, la maman cherchait nounours enseveli sous les couvertures.
Avec le temps, nounours subit les outrages de l’âge et Mimi le reprisa elle-même. Elle fabriqua des semelles avec de la laine rose tricotée avec soin qu’elle cousut à ses pieds. Seulement, elle devint trop grande pour continuer à jouer avec cet ami et accepta de le prêter, puis de le donner à une petite fille qui l’avait pris en amitié. Il serait heureux, ce nounours, de retrouver une place privilégiée auprès d’une maîtresse si attentionnée. La fillette tomba gravement malade et partit pour le domaine des anges. Dans son cercueil, sa mère mit le nounours auprès de sa fille. Elle l’aimait tant ce nounoues, elle saurait lui offrir toute sa tendresse dans son nouveau pays des enfants rassemblés trop tôt au paradis.
Ainsi finit l’histoire de nounours. Une vie bien remplie d’amour et de câlins réconfortants pour des enfants au coeur tendre.
Rendons hommage à tous les nounours de la terre, compagnons indispensables à qui chaque propriétaire confie ses chagrins et ses secrets.


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